Octobre 2015

Mobilisation devant le Conseil Communal

Jeudi 15 octobre 2015

18h30 à la commune d'Ixelles

Place Fernand Cocq

 

 

La Société Immobilière de Belgique, alias Immobel, projette de raser le plus grand espace vert de la commune d'Ixelles situé sur le campus universitaire de La Plaine pour y construire des logements de luxe, et cela sans être vraiment dérangé par nos représentants communaux. Certains ont même plutôt l'air d'adhérer au projet d'Immobel. Ce projet immobilier dément prévoit entre autres la construction d'un home pour personnes âgées à côté de la la salle de fête de l'ULB, la Jefke, haut lieu du folklore étudiant.

 

Ce "social washing" est encore une stratégie d'Immobel pour tenter d'améliorer son image auprès des citoyens et des décideurs politiques en leur faisant croire qu'ils se préoccupent des problèmes sociaux, de la "crise du logement", des gens à revenus modérés qui essaient de se loger et même des personnes âgées. En plus, cela leur permet de balayer l'argumentation de la contestation, notamment celle du Comité Sauver la Plaine, en faisant mine d'intégrer des aspects "sociaux" à leur absurde projet immobilier, Universalis Park.

 

S'ils se préoccupaient tant des personnes âgées, pourquoi donc installer un home juste à côté d'une salle de fête extrêmement bruyante dans laquelle festoient presque tous les soirs de la semaine les étudiants de l'ULB, toutes disciplines confondues?


Cela fait plusieurs années que le Comité Sauver La Plaine dénonce ce projet comme un non-sens écologique et social. Le projet a déjà été ralenti de plusieurs mois suite aux protestations et aux nombreuses mobilisations.

Nous irons manifester devant la Commune d'Ixelles et interpeller le conseil communal et nos élus communaux qui tentent sans cesse de se dédouaner de leurs responsabilités. Ils pourraient pourtant, et même devraient en toute objectivité, imposer des limites au projet d'Immobel.

 

Pour un Ixelles respirable et pour un campus vivable!

Sauvons la Plaine!

Compte-Rendu de la Mobilisation jeudi 15 octobre 2015

devant le Conseil Communal d'Ixelles


 

 Le jeudi 25 octobre 2015, nous avons voulu interpeller le conseil communal d'Ixelles mais encore une fois la commune d'Ixelles ne nous a pas écoutés. Le Comité Sauver la Plaine s'est fait refuser l'interpellation communale ! L'administration communale soutient que notre demande est arrivée un jour trop tard alors qu'un membre du comité l'a donné lundi 5 octobre, donc dans les délais qui sont de 10 jours avant le conseil. Le comité et les étudiants ont quand même été autorisés à entrer et ont entonné le Semeur, l'hymne des étudiants de l'ULB dans le conseil communal afin de rappeler haut et fort l'unité étudiante contre le projet.

 

Le Comité est encore plus motivé à être présent et encore plus nombreux au prochain conseil, le 26 novembre. Nous demandons une politique ambitieuse de l'aménagement du territoire et on ne restera pas les bras croisés pendant que nos espaces verts sont détruits pour profiter à une minorité de la population. Nous désirons une concertation, une véritable démocratie, on veut le droit à décider de ce que notre ville doit être. Ce n'est pas à Immobel de le faire, c'est à nous, les citoyens !

Rdv le 26 novembre


13/10/2015

Carte blanche pour expliquer la situation à la Plaine

 

 

A la Plaine s'il était fait outrage, gare à l'audacieux


Dernière mise à jour :
Source : RTBF

Il y a pratiquement un an, j’écrivais une carte blanche concernant la situation au campus de la Plaine. J’y dénonçais le laisser-aller et le "lâcher-prise" des pouvoirs publics dans ce dossier. Un an plus tard, un bilan s’impose. Surtout avec le retour du projet de construction d’un home à côté de la Jefke, menace directe envers ce bastion de la vie étudiante.

 

 

Une histoire pas si nouvelle

 

 

Le comité Sauver la Plaine, dont je suis co-porte-parole, s’est constitué il y a plusieurs années pour défendre le campus de la Plaine, menacé par le projet Universalis Park porté par le promoteur immobilier privé Immobel. Dans une commune où le manque de logements sociaux et étudiants est criant et dans un contexte où on détruit de plus en plus les espaces verts, les membres du comité estiment que les immeubles qui sont sur le point d’être construits ne répondent pas du tout à ces besoins ni aux spécificités du site.

 

 

Des pouvoirs publics qui marquent contre leur propre camp

 

 

Depuis qu’Immobel a déposé son projet, le bourgmestre Decourty et Mme Gilson, échevine à l’urbanisme et à l’environnement d’Ixelles, ont semble-t-il tout fait pour faciliter le travail d’Immobel. Le PPAS, un document pourtant obligatoire, n’est toujours pas sorti et pourtant la plupart des permis d’urbanisme ont été octroyés par la Commune. Aucune étude archéologique n’a été faite (alors que le terrain a été un champ d’entraînement militaire), l’étude d’incidence globale demandée par les opposants au projet non plus. La consultation populaire demandée par le comité Sauver la Plaine a toujours été refusée. La démocratie et l’implication citoyenne à Bruxelles, on les cherche encore…

 

 

Un mauvais projet toujours au mauvais endroit

 

 

Le projet n’a pas fondamentalement changé. Des logements de standing sont toujours prévus alors que le nombre de demandes pour des logements étudiants et sociaux augmentent encore. Fin 2013, 7000 kots étudiants manquaient à Bruxelles. La capitale ne pouvait répondre qu’à seulement 1600 demandes.

 

Au niveau écologique, Immobel se cache derrière le paravent de la construction d’un parc sur l’actuel parking [sic] pour se targuer d’être attentif à l’environnement. Une blague, répond le comité Sauver la Plaine, quand on sait que plus de 150 arbres ont dû être rasés rien que pour cette première phase.

 

 

Des victoires et un long combat à venir

 

 

Malgré tout, des victoires ont pu être arrachées grâce à la mobilisation. Des étudiants se sont attachés aux arbres, bloquant les travaux pendant 6 semaines. Ça a également poussé Mr Mazy, responsable du projet, à parler dans la presse de logements étudiants dans ces immeubles, ce qui n’était pas le cas avant. Malheureusement, devant les menaces juridiques d’Immobel, il n’a plus été possible de continuer à s’attacher. Il est important de rappeler que la parcelle détruite récemment ne représente que 10% du projet. Il reste encore beaucoup à gagner et nous ne relâcherons pas la pression, que ce soit contre Immobel ou les pouvoirs publics (commune et région) qui ont encore un rôle à jouer et des responsabilités à prendre vis-à-vis de leurs citoyens.

 

 

Les étudiants ont droit à leur campus

 

 

Récemment, le projet de construction d’un home pour personnes âgées à côté de la Jefke, la salle de guindaille de l’ULB, est revenu sur la table. La Jefke est l’un des derniers bastions de la vie estudiantine bruxelloise. Dans un contexte où la vie se fait de plus en plus chère, c’est un des rares lieux où les étudiants peuvent décompresser et faire la fête à un prix très abordable sans déranger personne. La construction de ce home ne peut avoir qu’une issue : la fermeture de la Jefke. En effet, les résidents comme le personnel risquent vite de ne pas apprécier le bruit. Et ils auraient raison, car ce n’est pas la place d’un home. Entendons-nous bien : je veux que la ville construise des homes et je veux que les personnes âgées puissent vivre dignement. Mais, comme pour les logements, il faut se demander où et comment ces infrastructures sont construites. Ici tout le monde semble d’accord pour dire qu’Immobel ne semble surtout pas connaître son terrain – ou, pire, s’en fiche pas mal.

 

C’est pour protéger notre campus, sa beauté et son histoire que les présidents de différents cercles de l’ULB ainsi que le BEA et la FEF ont décidé de signer avec moi cette carte blanche. Car la Plaine est non seulement un lieu écologiquement important mais aussi un endroit de vie étudiante, de folklore, de découvertes et de solidarité. Et c’est pourquoi nous serons présents en masse le 15 octobre devant le conseil communal d’Ixelles à 18h30 pour s’opposer à ce projet. Avec toi ?

 

 

[1] Plan Particulier d’Affectation du Sol, censé définir localement la gestion du territoire.

 

 

Tibor Van Cutsem, co-porte-parole du comité Sauver la Plaine
Tania D’haijere , co-porte-parole du comité Sauver la Plaine


Magali Delaune, présidente du Cercle des sciences
Hamza Belakbir, président du Cercle du Libre Examen
Thomas Moreaux, président Cercle de droit
Le Bureau des Étudiants Administrateurs
La Fédération des Étudiants Francophones
Angélique Colson, présidente du Cercle de journalisme et communication
Julien Brasseur, président de la Chimacienne de Bruxelles
Julian Schaak, président du cercle des étudiants carolos et thudiniens de l'ULB
Nathalie Semal, présidente ISEP
Stefanie Vandenbossche, présidente du CIGA
Marie Coulon, présidente du Cercle de Médecine
Germain Lamotte, président du Cercle des Architectes Réunis (CARé)
Tam Tran, président du Cercle des étudiants en Pharmacie (ASBL)
Timo Steffens, président du Cercle d’Histoire
Adlynn Fischer, présidente du CRom
Marie Laurent, présidente de la Namuroise de Bruxelles
Michael Allaer, président du Cercle Agro
Joe Guerkinger, président CELB
Margot Elmer, présidente CECPL